Membres de l’OAVAC

L’OAVAC est constitué d’un président à temps partiel et de six membres à temps partiel tous nommés par le gouvernement. Tous les membres de l’OAVAC détiennent des compétences spéciales dans le domaine de la victimisation.

Ruth Campbell, Chair
Ruth Campbell
président

Ruth Campbell est une experte en victimologie, une formatrice et une auteure reconnue et primée à l’échelle nationale. Elle cumule plus de 25 ans d’expérience dans les domaines du counseling, de l’enseignement et du service communautaire pour des organismes nationaux et internationaux. Mme Campbell a été arbitre à la Commission d’indemnisation des victimes d’actes criminels et conseillère aux situations d’urgence pour le Service de police d’Ottawa. Mme Campbell créé et développé le certificat d’études supérieures en victimologie du Collège Algonquin, le premier programme offrant cette spécialisation au Canada.

En 2011, Mme Campbell a été nommée arbitre indépendante pour le Secrétariat d’adjudication des pensionnats indiens, un poste qu’elle occupe toujours. Le Secrétariat a été établi conformément à des conditions énoncées dans la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, le plus important recours collectif de l’histoire du Canada. Elle est membre de la Society of Ontario Adjudicators and Regulators (société des arbitres et des responsables de la réglementation de l’Ontario), des instituts d’arbitrage et de médiation du Canada et de l’Ontario, et de l’Ordre des travailleurs sociaux et des techniciens en travail social de l’Ontario.

Heather Imming
Heather Imming

Heather Imming était administratrice de contrats de sous-traitance dans l’industrie aérospatiale avant qu’une série d’attaques brutales par son ex-mari ne change sa vie pour toujours. Après une dernière volée de coups qui l’a laissée pour morte, Mme Imming s’est battue courageusement pour aider les tribunaux dans une tentative réussie de faire déclarer son agresseur délinquant dangereux, le premier cas au Canada où la législation sur les criminels dangereux a été strictement appliquée sur la base de la violence faite aux femmes.

Depuis 1997, Mme Imming œuvre sans relâche pour les droits des victimes et éduque les gens sur les enjeux relatifs à la violence faite aux femmes. Elle continue également de s’assurer que les victimes qu’elle rencontre sont dirigées vers des ressources adéquates et sécuritaires qui répondent à leurs besoins. Fondatrice du groupe de consommateurs Share Our Strength (organisme national de lutte contre la faim), Mme Imming s’est également engagée sur le plan communautaire en faisant partie de la Lanark Coalition Against Violence (coalition de Lanark contre la violence), du Lanark County Domestic Violence Court Advisory Committee (comité consultatif du Programme de tribunaux pour l’instruction des causes de violence conjugale du comté de Lanark), du Domestic Violence/Sexual Assault Protocol Committee (comité sur le protocole en matière de violence conjugale/abus sexuel), de la Lanark County Interval House (maison de transition du comté de Lanark) et de la Domestic Violence Grant Management Team (équipe de l’administration des subventions dans les cas de violence conjugale). Elle est également membre du Réseau contre l’abus envers les personnes ayant un handicap à Ottawa.

Mme Imming a fait partie du comité consultatif initial qui a mis au point le certificat d’études supérieures en victimologie du Collège Algonquin et, en raison de son expertise, elle continue de présider le comité consultatif pour ce programme d’études.

Laurence Lustman
Laurence Lustman

Mme Lustman est une avocate qui cumule plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de la violence envers les femmes et du droit criminel. Mme Lustman a commencé sa carrière en tant que procureure adjointe de la Couronne. Dans le cadre de cette fonction, elle a mené des poursuites dans un grand éventail d’affaires criminelles, notamment des cas de violence familiale et d’agressions sexuelles. Elle a été responsable de la mise en œuvre et de l’administration du tribunal d’intervention immédiate pour l’instruction des causes de violence conjugale (la première en son genre en Ontario) et du tribunal de poursuite coordonnée pour l’instruction des causes de violence conjugale au palais de justice de North York, en Ontario.

En 2008, Mme Lustman a obtenu une maîtrise en droit de la Osgoode Hall Law School. Dans le cadre de ses recherches à la maîtrise, elle s’est penchée sur l’intersection de la violence familiale et du droit criminel, et a exploré les défis que présente l’intégration des voix des victimes dans le système de justice pénale.

Mme Lustman a ensuite occupé le poste d’avocate sur les politiques relatives à la violence envers les femmes au sein de la Direction des politiques de la Division du droit criminel du ministère de la Procureure générale. Dans le cadre de ces fonctions, elle a fourni une direction stratégique et fonctionnelle sur les initiatives, les programmes et les politiques relatives à la violence envers les femmes pour le service des poursuites de l’Ontario.

Elle travaille présentement en tant que consultante indépendante se spécialisant dans les domaines de l’élaboration des politiques, de la violence familiale et du droit criminel, et elle est agrégée de recherche communautaire pour le centre de recherche et d’éducation sur la violence envers les femmes et les enfants de l’Université Western Ontario.

Louise Russo
Louise Russo

Au cours d’une journée très ordinaire en 2004, Louise Russo est entrée dans un magasin pour acheter un sandwich pour sa fille – elle ne marcherait jamais plus. Cette mère de trois enfants a été la victime innocente d’un crime violent lorsqu’une balle a brisé sa colonne vertébrale, la laissant paralysée pour toujours.

Mme Russo était déterminée à ce que cet acte de violence insensé ait des retombées positives. Elle a donc fondé un organisme communautaire sans but lucratif nommé Louise Russo W.A.V.E. (Working Against Violence Everyday – combattre la violence tous les jours), lequel a obtenu son statut d’organisme de bienfaisance en 2009.

Mme Russo travaille avec diligence pour inspirer les jeunes et les membres de la collectivité à se mettre en action, à faire des choix positifs et à mettre sur pied des projets qui feront de leurs écoles et de leurs collectivités des endroits plus sûrs pour apprendre, vivre et jouer.

Ces contributions ont été reconnues en 2008 lorsqu’elle a reçu la Médaille de la paix du YMCA et le Prix de mérite de 2008 du conseil scolaire de district catholique de Toronto, unité des écoles secondaires de Toronto.

De plus, en 2008, Mme Russo a reçu le Prix de distinction du procureur général pour les services aux victimes afin de souligner son courage, sa détermination et son engagement à encourager les jeunes à être respectueux et responsables, et à assumer des rôles de direction pour assurer la sécurité dans leurs écoles et leurs collectivités.

C’est avec fierté que Mme Russo a porté le flambeau de la flamme olympique pour les Jeux olympiques de Vancouver de 2012 et on lui a demandé de représenter les citoyens et citoyennes de l’Ontario au cours de la cérémonie d’assermentation du gouverneur général du Canada, David Johnston, à Ottawa.

En 2013, Mme Russo a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II.

Audette Shephard
Audette Shephard

Justin Garth Shephard, l’enfant unique d’Audette Shephard, est né le 21 février 1982; il a été assassiné le 23 juin 2001, à l’âge de 19 ans. Justin était une étoile montante du basketball au Canada et rêvait de rejoindre son demi-frère Jamaal Magloire dans la NBA.

De cette peine énorme est ressortie une grande détermination pour Mme Shephard : elle s’est découvert une véritable passion envers les jeunes et la recherche de solutions pour mettre fin à la violence chez les jeunes. Mme Shephard a cofondé UMOVE (United Mothers Opposing Violence Everywhere – regroupement de mères opposées à la violence peu importe le lieu) peu de temps après le meurtre de Justin. UMOVE est un organisme à but non lucratif qui est administré par des bénévoles se composant de mères qui ont perdu leurs enfants à la suite d’actes de violence insensés et d’autres membres de la collectivité qui appuient la mission de l’organisme.

Mme Shephard a reçu de nombreux prix, plus particulièrement la Médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II, laquelle est décernée aux Canadiens et aux Canadiennes qui font une différence dans nos villes et notre pays (2012); le prix « Woman of Distinction » de la division Transactions mondiales de la Banque Scotia (2008); le African Canadian Achievement Award (2008); le prix Maja pour « Woman of Courage » (2006); et le prix Bob Marley pour la promotion de la paix dans les collectivités (2002). Mme Shephard a été également été membre du comité consultatif sur la sécurité communautaire de l’ancien maire de Toronto, David Miller.

Elle travaille présentement comme gestionnaire du financement des opérations commerciales, Transactions mondiales, à la Banque Scotia. Mme Shephard continue de défendre avec ardeur la justice, le soutien pour les victimes d’actes criminels et la sécurité communautaire. Elle fait également du bénévolat auprès du ministère des prisons de l’Église Adventiste du Septième Jour.

Stephen Tooshkenig
Stephen Tooshkenig

Né et élevé dans la Première Nation de Walpole Island, Steve Tooshkenig est une source d’inspiration pour des dirigeants de tout le continent nord-américain. Ses paroles sont sincères et son parcours personnel portent un message de courage et d’espoir.

M. Tooshkenig a joué au golf dans toute l’Amérique du Nord, comme professionnel de circuit et comme mentor de jeunes. Sa force, sur les terrains de golf et hors des terrains de golf, lui a permis de demeurer centré sur des défis que ressentent aujourd’hui les peuples des Premières Nations. La véritable passion dans la vie de M. Tooshkenig est de trouver des solutions!! Il encourage par ses paroles, il lance des défis fondés sur son expérience et surtout il comprend qu’il n’est pas seul.

M. Tooshkenig a parcouru le chemin du rétablissement en partageant son récit avec d’autres personnes qui ont vécu des dépendances et le désespoir. Lorsque il était enfant, il a vécu des moments difficiles de violence sexuelle. M. Tooshkenig partage avec le monde son témoignage de défaite, de guérison et de courage. L’histoire de M. Tooshkenig est marquante, mais elle offre un rayon d’espoir à ceux et celles qui se trouvent encore dans l’obscurité. Il comprend que nous ne sommes jamais véritablement seuls et que nos paroles véhiculent un message de guérison et d’inspiration si nous sommes prêts à partager la bonté.

Aujourd’hui, M. Tooshkenig est marié et père de six enfants. Il est père d’accueil depuis deux ans et a récemment reçu le Prix de distinction pour les services aux victimes dans la catégorie courage et bravoure. M. Tooshkenig parcourt le monde entier pour offrir son message de guérison aux organismes qui croient en son message de pardon, de guérison et de force.

Ensemble nous pouvons faire une différence, mais la guérison est un choix et un choix auquel nous devons donner suite.